14/11/2008

Mille filles sont restées en classe

martine ingénieure.pngQuelque 1100 filles ont accompagné hier leur père, leur mère ou une personne proche de la famille sur son lieu de travail, annonce Madame Egalité des sexes. Ce nombre en baisse par rapport aux années précédentes représente un peu plus de 56% des filles de 5e primaires. Un peu moins de mille filles et les garçons sont donc restés en classe.Qui sont ces filles? Pourquoi leurs parents n'ont ils pas pu leur faire découvrir leur métier?

Défenseur d'une Jounée des filles "canal historique", Genève a fait hier cavalier seul. Les autres cantons romands ont ouvert la journée aux garçons sous le thème Journée des filles Projet pour les garçons (chaque groupe a eu droit à son dépliant spécifique). Le canton de Vaud a même abandonné le label Journée des filles pour un libellé asexué Osez tous les métiers.

Teresa Skibinska, directrice du Service de promotion pour l'égalité entre homme et femme s'interroge. Sur le plan de la communication, la cacophonie romande n'est évidemment pas top. Faut-il maintenir la Journée des filles? Le débat est ouvert pour 2009.

Lire la suite

13/11/2008

Des journalistes en herbe à la Tribune de Genève

JOURNée FIlles.jpg

Ce jeudi 13 novembre, à l'occasion de la Journée des Filles, la Tribune de Genève a réservé un accueil tout particulier à quatre jeunes visiteurs d'un jour: deux Genevoises de 10 ans, Lena et Assouane, et deux Vaudois (dans le canton de Vaud, la Journée des filles s'appelle journée Osez tous les métiers, et elle est mixte...) de 11 et 12 ans, Ilan et Saverio. (PHOTO: Laurent Guiraud)

Nos quatre journalistes en herbe ont interviewé quatre femmes journalistes de la Tribune de Genève. Voici leurs compte-rendus...

Interview de Françoise Nyddegger, responsable des livres pour enfants à la Tribune de Genève, par Ilan, 11 ans.

Ilan, 11ans, a interviewé Françoise Nyddegger, responsable des livres pour enfants à la Tribune de Genève


Quel métier auriez-vous aimer faire lorsque vous aviez 11ans ?
Etre aventurière et voyager dans les pays.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
Parce que j’aime beaucoup écrire et rencontrer des gens.

Voudriez-vous changer de métier ?
Oui, pour écrire plus.

Aimeriez-vous avoir 11 ans aujourd’hui ?
Non, je ne suis pas attirée par l’électronique et je me sentirait perdue. Je trouve qu'aujourd'hui on demande aux enfants de devenir de petits adultes trop vite. Il faut les laisser rêver et grandir tranquillement.

Quelles sont les différences ?
Je ne suis pas fan de l’électronique, et je trouve qu'aujourd'hui on laisse moins de place au rêve et à l'imagination des enfants.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre travail?
C’est que je peux rencontrer des personnes qui créent des choses, comme des auteurs de livres pour enfants par exemple. J'aime beaucoup discuter avec des gens dont le métier est de créer.

Etes-vous contente d’être une femme ou auriez-vous préféré être un garçon ?
Oui. Je suis contente d’être une femme.

Pourquoi ?
Parce que je peux avoir des enfants et que je n’ai pas besoin de faire l'armée.

Interview de Anne-Muriel Brouet, responsable des pages Science à la Tribune de Genève, par Lena, 10 ans.

Lena, 10 ans, a interviewé Anne-Muriel Brouet, responsable des pages Science et Santé de la Tribune de Genève

Quel métier auriez-vous aimé faire lorsque vous aviez 10 ans ?
A 10 ans je n’avais pas envie d’un métier particulier mais ma mère voulais que je devienne infirmière.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?
J’ai commencé par hasard et j’ai aimé, alors j’ai continué.

Etes-vous contente d’avoir choisi ce métier ?
Oui et cela fait 14 ans que je le fais, je suis contente parce que c’est varié et on a beaucoup de liberté. On apprend beaucoup.

Aimeriez-vous avoir 10 ans avant ou maintenant ?
Non. Je me contente de mon âge et ce n’est ni plus facile, ni plus difficile.

Quelles sont les différences entre avant et maintenant?
Avant on était plus "bébé". On se posait moins de question sur le monde extérieur. Maintenant, on a plus de choix, de liberté.

Etes-vous contente d’être une femme et pourquoi ?
Oui. On peut faire des bébés. On a la liberté. On est plus belles

Interview de Julie, rédactrice de l'Encre Bleue, par Savério, 12 ans.

Saverio, 12 ans, a interviewé Julie, rédactrice de la rubrique Encre Bleue de la Tribune de Genève

Quel métier auriez-vous aimé faire à 12 ans?
Danseuse classique.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?
Parce que je n’ai pas pu faire danseuse classique. Et que c’est un métier de communication, d’écriture, de contact avec les gens.

Voudriez-vous changer de métier ?
Non.

Aimeriez-vous avoir 12 ans aujourd’hui ?
Non, car je trouve que maintenant la vie est plus difficile pour les jeunes et les enfants.

Quelles sont les différences ?
Avant il me semble que la vie était plus facile. La relation avec les parents était elle aussi plus simple. Par exemple, les mères travaillaient moins, s'occupait plus de leurs enfants et cela formait un cocon familial plus sécurisant. Les enfants étaient moins livrés à eux-même.

Qu’est-ce que vous aimez dans votre travail ?
Le fait que c’est tous les jours différent. J'aime aussi le contact permanent avec les gens de la ville, de la rue, les papas, les mamans, bref "monsieur-tout-le-monde". Il faut de l’imagination.

Etes-vous contente d’être une femme ou auriez-vous préféré être un homme ?
Je suis ravie d’être une femme, même si les femmes n’on pas une vie facile. Mais elles ont la chance de pouvoir faire et s'occuper de leurs enfants.

Interview de Pascale Zimmermann, responsable de la rubrique culturelle à la Tribune de Genève, par Assouane, 10 ans.

Assouane, 10 ans, a interviewé Pascale Zimmermann, cheffe de la rubrique ulturelle de la Tribune de Genève:

Etes-vous contente d'être une femme et pourquoi ?
Je suis très contente parce que je me sens très femme, à la fois mère, épouse et journaliste.

Quel métier auriez-vous aimé faire lorsque vous aviez mon âge ?
Je voulais être styliste ou architecte.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?
Une fois devenue grande et après avoir entamé des études de Lettres, je me suis aperçue que ce que je voulais vraiment faire c’était écrire.

Etes-vous contente d’avoir choisi ce métier ?
Oui, je suis très contente.

Aimeriez-vous avoir 10 ans avant ou maintenant ?
Avoir 10 ans maintenant pour tout recommencer.

Quelles sont les différences entre avant et maintenant ?
Des tas de choses sont devenues évidentes maintenant. Petite, je ne savaios pas ce que c'était qu'un ordinateur. Aujourd'hui, toutes les petites filles savent ce que c'est. Et les choix offerts aux jeunes filles sont plus vastes… études, carrières et puis même les métiers qui étaient à mon époque réservés aux hommes.

25/08/2008

Et si l'école était plus conviviale?

Rentree des classes.JPGDrôle de rentrée ce matin au Centre-Ville. Dans la cour, dès 7h45, parents et enfants arrivent. Ceux qui viennent pour la première fois, qu'ils aient 4, 6 ou 8 ans, 30 ou 40 ans, observent,  timides, réservés.
Parmi les autres, les "Alors, c'était comment tes vacances!" fusent de tous côtés.Sourires et plaisir de se retrouver. Les minutes passent.
Huit heures va sonner. Tiens, aucun enseignant n'est encore dans la cour. Contrairement aux autres années. La sonnerie retentit. Toujours personne. Les parents se regardent, hésitent. Et finissent par suivre leurs enfants qui s'engouffrent par la porte. 

Deux enseignantes attendent en bas de la montée et réunissent leurs élèves dans le couloir du rez-de-chaussée. Tous les autres enfants grimpent les marches du grand escalier de pierre. On cherche l'étage, le nom du professeur sur la porte. On attend avec les enfants. Voilà l'enseignante. On peut partir. Les parents redescendent; ceux qui ont plusieurs enfants commentent: "c'est bien la première fois que les enfants ne sont pas accueillis dans la cour!".

Et la directrice? ou le directeur? Où était-il ce matin? Pourquoi n'était-elle pas dans la cour, avec tous les enseignants? Pourquoi n'a-t-il/elle pas profité de ce petit moment de contact pour dire bonjour aux parents présents, leur serrer la main, se présenter, en attendant la réunion officielle  de la classe, qui  a d'habitude lieu au cours du mois d'octobre?

Quelle occasion ratée de faire de l'école un lieu convivial! En ce 25 août, c'est resté un endroit anonyme où personne ne sait quel est le visage de personne.

Sabine Estier Thévenoz
 

Ce blog http://macadam.blog.tdg.ch est public! Pour publier informations, humeurs, messages, réflexions, propositions relatives à la vie des Genevois, cliquez sur le mot commentaires sous chaque billet ou adressez vos notes à blog@tdg.ch. Elles seront publiées dans les meilleurs délais pour autant qu'elles soient signées.

NB: ce blog est géré par J.-F. Mabut, responsable des blogs de la Tribune de Genève (jf.mabut@edipresse.ch). Tout un chacun peut créer un blog, il suffit de s'inscrire ici. N'oubliez pas d'envoyer un courriel à blog@tdg.ch pour signaler l'existence de votre carnet de notes interactif.

 

 

14/08/2008

Attachez vous ceintures

Le professeur de neurochirurgie Aloys Werner vient de nous quitter. On sait qu'il a aussi été conseiller d'Etat. On ignore souvent qu'il a été pilote militaire pendant la guerre 1939-1945.
Il racontait qu'un jour il était aux commandes de son appareil à ciel ouvert avec, derrière lui, un observateur. Après quelques évolutions un brin sportives, le pilote se retourne et constate que l'observateur a disparu. Il ne s'était pas attaché et avait été éjecté de l'appareil. Par bonheur, il disposait d'un parachute. On se souvient qu'Aloys Werner s'était opposé à l'obligation du port de la ceinture de sécurité. Pour les voitures, précisons-le.
Jean-Claude Ferrier

23/07/2008

Moisson d'épeautre à Landecy

moisson landecy.pngLes moissons du blé battent leur plein dans le canton. Les champs sont beaux mais les rendements un peu décevants, note Michel Bidaux à Troinex. Alors que le mais, le soya et le tournesol profitent de la météo actuelle, les céréales paient le temps pourri de la fin du printemps.

A Landecy, C'est Thomas Descombes qui nous accueille sur sa machine. Il bat de l'épeautre pour le compte des Jardins de Cocagne qui ont repris il y a quelques années une partie du Domaine Micheli. Voir notre vidéo prise sur le vif.

Lire la suite

22/07/2008

Anières: Sweet people et Soft Governance

anieres 150 ans.pngLes communes genevoises ne sont pas à un paradoxe près. Alors que coheran, l’improbable embryon de la future commune fruit de l’hypothétique fusion entre Corsier, Hermance et Anières, fait tout de même couler un peu d’encre jusque dans les colonnes de la Tribune de Genève, Anières fête en grandes pompes cette année les 150 ans de son divorce prononcé le 10 novembre 1858 d’avec Corsier, laquelle ne prévoit aucune manifestation particulière pour son 150e, outre sa traditionnelle fête de la courge que le site officiel de la commune annonce pour le 5 octobre. [cliquez sur la vignette pour l'agrandir]

Lire la suite

14:44 Publié dans Communes | Lien permanent | Commentaires (2)