12/05/2009

450e du collège Calvin: Elite et ratures

calvin statue rouge 2 mai 09.pngLa soirée des retrouvailles dans la cour du Collège Calvin de samedi soir continue de remuer des souvenirs. Nous avions cité Michel Simon, présent il y a 50 ans au 400e anniversaire de l'institution. Il avait déclaré: "Il n'est pas nécessaire d'avoir été bon élève pour faire la joie de ses professeurs". Il avait été viré après la 7e. "Simon avait quand même été repéré par par mon grand-oncle, John Copponex", me signale Françoise Copponex. "Vous êtes un cancre, Simon, mais vous irez loin"... lui avait dit son prof. Michel Simon est revenu à Genève pour les obsèques de John Copponex, le seul maître du Collège à l'avoir compris.
Mon illustre copain Ganter, dont j'ai déjà relaté les exploits dans la Tribune de Genève de lundi, s'était fait réprimander par le directeur parce qu'il faisait des conneries avec des copains, lors de sa première année de collège. Le directeur lui avait dit: "C'est inadmissible quand on représente l'élite de demain". De retour chez lui, Ganter avait consulté son dictionnaire pour savoir ce que signifiait le mot élite.
JCF

03/05/2009

"Wenn man schläft, braucht man keine Brille"

2009-04-30_175629.jpg"Un verbe mène déjà une existence assez difficile en ce monde lorsqu'il est en un seul morceau. Il est vraiment inhumain de le découper. Pourtant, c'est exactement ce que font les Allemands. Ils prennent un morceau de verbe, le placent ici, comme un piquet, puis se saisissent de l'autre morceau, le plantent bien plus loin, comme un autre piquet et, entre ces deux limites, ils entassent de l'allemand", remarquait Mark Twain.
A noter que les deux morceaux ne sont guère éloignés chez les Berlinois, qui s'expriment à la vitesse TGV. Pour suivre, il faut s'accrocher. Heureusement, on est jadis passé par le Collège de Genève, où un certain nombre d'expressions apprises par coeur nous simplifient la vie aujourd'hui encore.
A chacune de mes pérégrinations outre-Rhin, je place l'incontournable "Wenn man schläft, braucht man keine Brille", (quand on dort, on n'a pas besoin de lunettes), pour épater la galerie. Même avec un tel bagage, ma génération, celle qui a roulé sans ceinture et sans casque, s'en s'est plutôt bien tiré.
JCF

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